Kathleen Kennedy a rejoint le groupe en 2012 en tant que coprésidente aux côtés de George Lucas. Quelques mois plus tard, après le rachat de la société par Disney pour 4 milliards de dollars, elle en prend officiellement la direction. Parmi ses faits d’armes, on compte la relance de la franchise Star Wars marquée par un immense succès commercial avec Le réveil de la Force de J.J. Abrams, suivie de plusieurs autres films et séries.
Kathleen Kennedy, un bilan mitigé pour Lucasfilm
Cependant, dans cette expansion massive de l’univers de Lucas, tout ne s’est pas toujours déroulé comme prévu. On se souvient notamment de la mise à l’écart du cinéaste Gareth Edwards sur Rogue One ou encore du licenciement de Chris Lord et Phil Miller en pleine production de Solo : a Star Wars Story. Plusieurs projets annoncés n’ont jamais abouti, tandis que d’autres sont restés au stade du développement.
Le bilan est donc mitigé : des réussites critiques comme Andor et des succès commerciaux comme The Mandalorian, mais aussi des œuvres plus controversées comme Les derniers Jedi, The Acolyte, Le livre de Boba Fett, et des échecs notables tels que L’ascension de Skywalker.
Kathleen Kennedy, une carrière exemplaire
Au‑delà de Lucasfilm, Kathleen Kennedy laissera derrière elle une carrière marquée par plus de 70 productions depuis le début des années 1980 (elle a fondé The Kennedy/Marshall Company en 1992 avec son mari Frank Marshall), dont huit films nommés aux Oscars. Parmi ceux-ci, des franchises cultes comme Retour vers le futur, Jurassic Park, Gremlins, Qui veut la peau de Roger Rabbit, Les Goonies, Congo, Poltergeist, Twister, Le sixième sens, et de nombreux films réalisés par Steven Spielberg.
Autant dire qu’on lui est plus reconnaissant pour la première partie de sa carrière que pour la seconde, son mariage avec Disney restant en travers de la gorge de nombreux fans de la saga Star Wars. La fin d’une époque, pour eux comme pour elle.