Masks
Stella (Susan Ermich), apprentie comédienne, intègre le très réputé cours Matteusz Gdula, créé dans les années 70 par un professeur de théâtre qui lui donna son nom. Peu après son arrivée, elle découvre que d’étranges événements se déroulent dans l’une des artères cachées de l’école. Fascinée par la méthode enseignée à l’époque et l’histoire morbide qui lui a succédé (le suicide du fondateur accompagné de la mort de plusieurs étudiants), la jeune femme va tenter d’en savoir plus.
Des corridors anxiogènes de la prestigieuse école à ses pièces secrètes et ouvertes à tous les complots, Masks s’empare de l’empreinte formaliste de Dario Argento (Suspiria étant sa grande référence) pour explorer les travers obscurs d’une discipline artistique. Le théâtre se substitue alors aux chaussons de ballerine, mais le propos reste le même. Une ténébreuse enquête doublée d’un enfoncement inexorable de la protagoniste vers les forces maléfiques, issues de la méthode expérimentale inculquée par Gdula.
Dommage, néanmoins, que la citation ne contourne pas certains écueils, à la limite du kitsch (décorum amateur, cadrage tremblotant, interprétation cabotine).