Mariage à l'islandaise
Inga (Nanna Kristin Magnusdottir) et Bardi (Björn Hlynur Haraldsson) s’apprêtent à s’unir pour la vie. Néanmoins, ce jour censé être le plus beau de leur existence va très vite se transformer en cauchemar.
Il faut dire qu’à quelques heures à peine de la cérémonie nuptiale, chacun se retrouve dans un bus avec sa famille respective, partis pour un périple interminable, en quête d’une Église de campagne réservée pour l’occasion, mais absolument introuvable. Et il ne faudra pas compter sur le soutien des invités, davantage source de crise de nerfs que de réconfort.
Quoi de mieux qu’un heureux événement (cela marche aussi en cas de grand malheur…) rassemblant la famille au complet pour réactiver certaines vieilles rancœurs, provoquer des rapprochements inattendus ou encore multiplier les règlements de comptes en tous genres. Mariage à l’islandaise a parfaitement saisi le mécanisme à la fois cruel et dérisoire des rapports humains et, entre deux huis clos mobiles parcourant les magnifiques steppes volcaniques de l’Islande, le mariage ne compte pas plus que les états d’âme, petites contrariétés et autres guéguerres familiales.
C’est fou ce que l’on peut apprendre sur les uns et les autres, au beau milieu de nulle part. Il suffit juste de les tenir en otage et de les observer, tout comme l’œil sarcastique de la réalisatrice Valdis Oskarsdottir.