L'exorcisme
Les possédés, et donc les exorcistes, ont depuis quelques années retrouvé de la vigueur. Après L’exorcisme d’Emily Rose et Le dernier exorcisme (très bonne surprise passant le genre au filtre du docu‑fiction), voici donc une nouvelle déclinaison, mais ibérique cette fois : L’exorcisme de Manuel Carballo.
À High Cross, d’étranges événements surviennent. Pour les habitants de la ville, ceux-ci possèdent une origine précise : les Evans, une famille dont la fille Emma, âgée de 15 ans, est sujette à de violentes crises d’hystérie. Désemparés par l’état de leur progréniture, qui ne cesse de se dégrader, les parents décident alors de faire appel au Père Ellis, un oncle, convaincu que quelque chose de démoniaque s’agite dans le corps d’Emma. Et au vu de la suite, ils n’avaient pas tort.
Manuel Carballo signe un presque remake de L'exorciste de William Friedkin, et parfois à la scène près, mais espère sans doute que son larcin passera inaperçu grâce au vernis ado dont il a recouvert son film. Il n’en est rien. La comparaison entre le chef‑d’œuvre de Friedkin et son pâle avatar est cruelle. À défaut de faire peur, le film de Carballo fait surtout mal aux yeux. Dispensable.