08 octobre 2012 - 11h55

L'exorcisme

VO
La posesión de Emma Evans
année
2010
Réalisateur
InterprètesSophie Vavasseur, Stephen Billington, Richard Felix, Jo-Anne Stockham
éditeur
genre
notes
critique
2
10
A

Les possédés, et donc les exorcistes, ont depuis quelques années retrouvé de la vigueur. Après L’exorcisme d’Emily Rose et Le dernier exorcisme (très bonne surprise passant le genre au filtre du docu‑fiction), voici donc une nouvelle déclinaison, mais ibérique cette fois : L’exorcisme de Manuel Carballo.

À High Cross, d’étranges événements surviennent. Pour les habitants de la ville, ceux-ci possèdent une origine précise : les Evans, une famille dont la fille Emma, âgée de 15 ans, est sujette à de violentes crises d’hystérie. Désemparés par l’état de leur progréniture, qui ne cesse de se dégrader, les parents décident alors de faire appel au Père Ellis, un oncle, convaincu que quelque chose de démoniaque s’agite dans le corps d’Emma. Et au vu de la suite, ils n’avaient pas tort.

Manuel Carballo signe un presque remake de L'exorciste de William Friedkin, et parfois à la scène près, mais espère sans doute que son larcin passera inaperçu grâce au vernis ado dont il a recouvert son film. Il n’en est rien. La comparaison entre le chef‑d’œuvre de Friedkin et son pâle avatar est cruelle. À défaut de faire peur, le film de Carballo fait surtout mal aux yeux. Dispensable.

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dvd
cover
La posesión de Emma Evans
Tous publics
Prix : 19,99 €
disponibilité
01/06/2011
image
DVD-9, 97', zone 2
2.35
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Digital 5.1
sous-titres
Français
3
10
image
Si le réalisateur Manuel Carballo a voulu tourner avec une caméra à l'épaule pour renforcer le sentiment de claustrophobie (finalement, le making of nous apprend des choses…), il a surtout réussi à nous donner un sacré mal de crâne ! Zooms avant, zooms arrière, flous (artistiques ?)… on a l'impression de regarder un film dans une cabine du Titanic pendant le naufrage. Nul besoin de s'attarder sur l'absence de contraste ou une résolution un peu chiche, cet Exorcisme‑là ne vaut pas tripette.
5
10
son
Et ce n'est guère le son qui va rehausser le niveau. Les rares musiques profitent de l'espace et les hurlements de notre possédée réussissent même à réveiller le spectateur d'un profond sommeil. Mais les voix paraissent constamment éloignées, donnant la désagréable impression de regarder un film avec des boules Quies.
2
10
bonus
- Making of (17')
- Bandes-annonces (11')
Le réalisateur, le producteur et les acteurs tentent de nous expliquer pendant dix‑sept minutes comment ils sont parvenus à recréer « une sensation d'inquiétude » (selon leurs termes) tout au long du film. Las, même si le compositeur, le standardiste ou le concierge s'étaient rajoutés à la liste, le spectateur n'est pas dupe... il a vu le résultat.
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