Illegal Traffic
Au fin fond de l’Islande, un ex‑trafiquant d’alcool est obligé de reprendre du service s’il veut sauver son beau‑frère qui, à force de multiplier les maladresses, s’est mis à dos le plus gros dealer de Reykjavik. Le voyage vers Rotterdam ne sera pas de tout repos.
Toute ressemblance entre Illegal Traffic et Contrebande avec Mark Wahlberg, actuellement en salles, n'est absolument pas fortuite, puisque Baltasar Kormakur, à l'affiche du premier film, est aussi le réalisateur de la relecture hollywoodienne.
En dépit d’un manque de rythme certain en début de film, Illegal Traffic supplante ‑et de loin‑ sa resucée américaine. Sa mise en scène épurée fait mouche, tout comme son traitement moins caricatural, ses comédiens solides et ses personnages ancrés dans le réel, pour lesquels on se surprend à vibrer dès que l'action s'emballe.
Peut‑être pas le polar du siècle, mais le film de Jonasson a le mérite d’offrir une alternative plaisante aux grosses machines hollywoodiennes, qui font systématiquement tout péter sur l’autel de l’efficacité. Après tout, un peu de nuance « ilsandaise », ça ne peut pas faire de mal.