Considéré comme un chef-d’œuvre du 7e art, Le sang a la tête, réalisé en 1956, vient compléter la filmographie considérable (pas moins de 49 films) de Gilles Grangier (Le cave se rebiffe, La cuisine au beurre).
Michel Audiard pour la gouiaille
Pour cette adaptation du roman de Georges Simenon, Le fils Cardinaud, le cinéaste met de côté la comédie (son genre de prédilection) et nous propose un drame à travers lequel la petite-bourgeoisie de province en prend pour son grade. À l’opposé, il porte un regard tendre et bienveillant sur le peuple (des marins aux ouvriers qui partagent un moment convivial malgré l’âpreté du quotidien) que le parler populaire mixé aux répliques jubilatoires de Michel Audiard rend d’autant plus attachant.
Des bonus toujours documentés
Annoncé en combo / le 16 juin chez Pathé, Le sang a la tête sera proposé en français (mono) et Audiovision avec sous-titres français pour sourds et malentendants (format d’image 1.33). En suppléments, Gilles Grangier, le cinéma dans le sang : entretiens autour du film avec François Guérif et Bertrand Tavernier (40 minutes), Documents d’archives : retour sur la carrière de Michel Audiard (1969), des entretiens avec Jean Gabin (1975) et les Actualités Pathé : Chanson de Florelle (1932), Georges Simenon et les Académiciens français à l’Académie Royale de Belgique (1952). Prix indicatif : 19,99 euros.